5 août 1850
Naissance au château de Miromesnil, commune de Tourville-sur-Arques, près de Dieppe.

1854
La famille s’installe au château de Grainville, commune de Grainville-Ymauville.

19 mai 1856
Naissance d’Hervé, frère de Guy.

1858
Acquisition de deux terrains contigus à Étretat, rue Notre-Dame.

1859
Ajout d’un autre terrain pour permettre la construction d’une villa : Les Verguies, qui deviendra le domicile de la famille.
En octobre, Guy entre au lycée Napoléon (aujourd’hui lycée Henri IV) à Paris, mais il n’y restera que pendant une seule année scolaire.

1860
Guy rentre de Paris pour les grandes vacances et va directement chez sa grand-mère à Fécamp. À la rentrée sa mère s’occupera de son éducation comme avant l’année passée au lycée.

1861
Séparés de fait en décembre 1861, les parents de Maupassant règlent leurs affaires financières par « un simple acte sur papier timbré » (devant un juge de paix, sans doute un acte sous seing privé), vers février-mars 1862. Laure de Maupassant, Guy et Hervé restent à Étretat aux Verguies. Gustave de Maupassant habite à Paris, 37 rue Pigalle.

1863
Octobre. Guy est élève à l’Institution ecclésiastique d’Yvetot.

1866
Retiré par sa mère au début du Carême, il ne rentre à l’Institution qu’en octobre.
16 mars. Décès de sa grand-mère, Mme Le Poittevin dans sa maison d’Étretat.

1868
25 mai.
Il est renvoyé d’Yvetot pour « irréligion et scandales divers ».
Il termine l’année de rhétorique à Rouen et il y fait la connaissance de Louis Bouilhet.
5 août. Maupassant assiste au mariage de son cousin Louis Le Poittevin avec Lucie Ernoult.
Septembre. Il porte secours au poète anglais Algernon Charles Swinburne, qui risque la noyade. Swinburne et son ami Georges Powell qui l’héberge, invitent Maupassant à déjeuner.

1869
Juillet.
Mort de Louis Bouilhet. Baccalauréat.
Novembre. Maupassant s’inscrit à la Faculté de Droit de Paris, mais pendant cette première année, il reste en Normandie la plupart du temps.

1870
19 juillet.
Déclaration de guerre. Maupassant est appelé, comme toute la classe de 1870, le 10 août. Il sert dans l’Intendance à Rouen, et en décembre, allant par Honfleur au Havre par un temps glacial, il assiste à la déroute de l’armée française.

1872
Libéré vers la fin 1871 de cinq ans de service militaire par l’achat d’un remplaçant, Maupassant devient, au printemps 1872, aspirant surnuméraire au ministère de la Marine (sans recevoir de traitement). Il habite une chambre sombre au rez-de-chaussée, au 2 de la rue Moncey. Le loyer de 250 francs est payé par son père, qui habite au 37 rue Pigalle

1873-1874
Il fréquente régulièrement Flaubert rue Murillo et y rencontre Zola, Goncourt, Daudet, Tourguéniev et d’autres écrivains.
1873 marque le début de ses années de canotage sur la Seine, d’abord à Argenteuil, puis à partir de 1874 à Bezons.

1875
Il publie son premier conte, La Main d’écorché, sous le pseudonyme de Joseph Prunier dans l’Almanach lorrain de Pont-à-Mousson de 1875.
15 janvier. Mort de Jules de Maupassant, grand-père de Maupassant.
Janvier-mars. Il publie trois poèmes sous le pseudonyme de Guy de Valmont (nom d’un aïeul) dans une revue éphémère.
19 avril. Première représentation dans l’atelier de leur ami Maurice Leloir d’À la feuille de rose, maison turque, « pièce lubrique » de Maupassant et de son ami Robert Pinchon.
Au dernier trimestre de l’année il consulte le docteur Jules Ladreit de Lacharrière, ce qui place en 1875 le début probable de l’infection par la syphilis.

1876
Juillet.
 Déménagement de la rue Moncey au 17 rue Clauzel.

1877
Début de l’année, formation du groupe de Médan.
Janvier. Diagnostic de la syphilis, contractée probablement pendant l’été 1875. Traitement par le mercure et l’iodure de potassium.
16 avril. Dîner au restaurant Trapp, offert par le « groupe des cinq » et Octave Mirbeau à Flaubert, Goncourt, Zola et Charpentier.
17 mai. Représentation d’À la Feuille de rose dans l’atelier du peintre Becker.
Décembre. Maupassant fait le plan d’un roman, Une vie, qu’il commencera à rédiger en 1878.

1878
18 décembre. Il réussit, grâce à l’aide de Flaubert, à entrer au ministère de l’Instruction publique où il sera attaché d’abord au cabinet du ministre.

1879
4 février.
Le ministre Bardoux est remplacé par Jules Ferry et Maupassant devient secrétaire de Xavier Charmes.
19 février. Première représentation au Théâtre Déjazet (Troisième Théâtre-Français) de sa pièce Histoire du vieux temps.
Septembre. Voyage en Bretagne.

1880
14 février.
Maupassant comparaît devant le juge d’instruction d’Étampes, accusé d’outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs pour la publication, en 1879, à son insu, de son poème « Au bord de l’eau » dans La Revue moderne et naturaliste. Grâce au soutien de Flaubert, notamment à une lettre ouverte dans Le Gaulois, l’affaire se termine par un non-lieu.
17 avril. Les Soirées de Médan, Charpentier ; succès éclatant de « Boule de suif ».
27 avril. Des vers, Charpentier.
8 mai. Mort de Gustave Flaubert à Croisset.
31 mai. Début de la collaboration de Maupassant au Gaulois.
1er juin. Maupassant demande au ministre un congé de trois mois avec traitement, pour raison de santé, demande renouvelée en septembre (il obtiendra ensuite un congé sans traitement et sera rayé des cadres du ministère en 1882).
Début juin. Il s’installe à Sartrouville, au bord de l’eau, pour y travailler, et gardera, avec son ami Fontaine, cette location pour trois ans.
Début septembre. Voyage en Corse pour rejoindre sa mère à Ajaccio.
Fin de l’année ou début 1881. Emménagement au 83 rue Dulong.

1881
19 ou 21 avril,
La Maison Tellier, Havard.
Juillet-août. Voyage en Algérie, d’abord dans le sud oranais comme envoyé du Gaulois, ensuite dans le désert au sud d’Alger ; retour par la Kabylie.
Début septembre. De Bône, Maupassant se rend en Corse, retrouve sa mère à Erbalunga, puis il part avec elle pour l’Italie où ils visitent Florence et Gênes.
Retour à Paris à la mi-octobre.
29 octobre. Début de sa collaboration au Gil Blas, sous le pseudonyme de Maufrigneuse.

1882
Mars.
Maupassant achète à sa mère le jardin potager du Grand Val, à Étretat.
Vers le 24 avril. Avec l’aide de Mme Adam et de Tourgueneff, il réussit à différer son service militaire pour ne pas interrompre son travail sur Une vie.
Avril-mai. Lettres de rupture avec Paule Parent Desbarres [G. d’Estoc] à cause de ses lettres anonymes.
Début mai. Maupassant passe au moins quinze jours à Menton auprès de sa mère malade.
Mi-mai.
Mademoiselle Fifi (sept contes), Bruxelles, Henri Kistemaeckers.
Juillet-octobre. Maupassant passe presque tout son temps à Étretat où il termine Une vie.

1883
13 janvier.
Madame Thomassin, pièce en un acte, représentée pour la première fois au Théâtre Cluny, sous le seul nom de William Busnach. La pièce ne réussit pas. Il s’agit en fait d’une collaboration (Busnach l’a affirmé à Jules Claretie, et le nom de Maupassant paraît sur le registre du théâtre pour recevoir des droits d’auteur). Maupassant, cependant, niera toujours en être l’auteur.
Mars. Début de la construction de la villa «La Guillette».
16 mars. Mademoiselle Fifi, Havard, nouvelle édition augmentée de onze contes.
10 avril. Une vie, Havard, prépublié en feuilleton dans Gil Blas.
Hachette refuse de vendre ce roman dans les librairies des gares et le 20 avril, Maupassant fait paraître une pétition contre cette censure dans Le Figaro et L’Intransigeant.
Début juin. Les Contes de la Bécasse, Rouveyre et Blond. Maupassant fait treize jours de service militaire, en tant que réserviste, à Rouen.
Début juillet. Cure à Châtel-Guyon.
Novembre. Clair de lune, Monnier, édition illustrée.
Novembre. Maupassant embauche un valet cuisinier, le Belge François Tassart, qui restera à son service jusqu’en 1892.

1884
Janvier.
Au soleil, Havard, récit de son voyage en Afrique.
Vers le 20 janvier, Maupassant part pour Cannes, où il séjournera jusqu’au 15 avril.
25 avril.
Miss Harriet, Havard.
22 mai. Réédition de Des vers chez Havard, en édition de luxe.
11-13 juillet. Emménagement au 10 rue de Montchanin, maison que son cousin Louis Le Poittevin avait fait construire en 1881. Maupassant habite au rez-de-chaussée.
16 juillet. Les Sœurs Rondoli, Paul Ollendorff.
27 octobre. Yvette, Havard.

1885
14 mars. Contes du jour et de la nuit, Marpon et Flammarion, livre illustré, annoncé comme «nouveauté» dans le feuilleton du Journal de la librairie.
Début avril, Maupassant part pour l’Italie et la Sicile.
15 mai. Bel-Ami, Havard, 2e roman, prépublié en feuilleton dans Gil Blas. Maupassant est en Sicile, d’où il ne rentrera qu’au début de juin.
27 juin. Contes et nouvelles, Charpentier, volume qui inclut «Boule de suif», seule réédition en librairie de ce conte du vivant de l’auteur.
23 juillet. Maupassant arrive à Châtel-Guyon pour une nouvelle cure et il y restera tout le mois d’août pour préparer son troisième roman Mont-Oriol.
3 septembre. Arrive à Étretat pour la chasse sur un terrain loué, les Loges.
23 novembre. Monsieur Parent, Ollendorff.

1886
Début de l’année. Toine, Marpon et Flammarion, recueil illustré; déjà prêt en novembre 1885, la sortie du livre a été retardée pour paraître après Monsieur Parent.
19 janvier. Mariage d’Hervé avec Marie-Thérèse Fanton d’Andon à Grasse. Il loue la villa le Bosquet à Antibes et y reste avec sa mère jusqu’au début d’avril.
5 mai. La Petite Roque, Havard.
Juin-juillet, Maupassant loue une maison au bord de l’eau à Chatou.
1re quinzaine d’août.
Voyage en Angleterre, invité par Ferdinand de Rothschild à séjourner une semaine à Waddesdon Manor, près d’Aylesbury. Maupassant passe ensuite quelques jours à Londres et visite Greenwich et Oxford.
11 septembre. Grande fête à Étretat, préparée par Maupassant et ses amis.
Vers 23 septembre. Maupassant rentre à Paris afin de passer six jours à Saint-Gratien chez la princesse Mathilde avant son départ pour Antibes.
13 octobre. À Antibes, Chalet-des-Alpes, acquisition d’un yacht, le cotre «Bel-Ami».

1887
7 février. Mont-Oriol, Havard, 3e roman, prépublié en feuilleton dans Gil Blas.
23 février, 5h 57. Tremblement de terre qui endommage les murs du Chalet-des-Alpes; Maupassant passe la majeure partie de son temps sur le «Bel-Ami» jusqu’à son retour à Paris.
Début avril. Les Contes de la Bécasse, réédition par Havard, recueil repris de Rouveyre et Blond.
29 avril. Maupassant rentre à Paris.
17 mai. Le Horla, Ollendorff.
7 juillet. Maupassant  fait une ascension dans un ballon baptisé Le Horla, descente à Heyst (Belgique) le matin du 8 juillet.
Mi-juillet. À Étretat, Maupassant travaille sur Pierre et Jean et «Le Roman». Les travaux d’agrandissement de La Guillette sont terminés en juillet.
Septembre. Maupassant reçoit les premières nouvelles de la maladie d’Hervé, qui l’obligent à partir pour Cannes vers le 10 octobre.
Mi-octobre. Maupassant signe le bail de la Villa Continentale à Cannes où il reste tout l’hiver, mais il fait plusieurs courts séjours à Paris.

1888
7 janvier. L’étude «Le Roman» paraît en prépublication dans le supplément littéraire du Figaro, avec des coupures pratiquées par la rédaction sans l’accord de l’auteur. Maupassant  intente un procès au journal; un arrangement eut lieu enfin entre les parties, rendu public dans Le Figaro du 1er juillet.
8 janvier. Pierre et Jean (et «Le Roman»), Ollendorff, 4e roman, prépublié en feuilleton dans la Nouvelle Revue.
25 janvier. Maupassant accompagne Hervé à l’asile de Ville-Evrard où il sera interné, puis il revient à Cannes.
20 février. Hervé sort de l’asile et rentre à Antibes; diagnostic: «paralysie générale progressive à la première période».
Avril. La nouvelle Le Rosier de Madame Husson paraît seule en édition de luxe chez Quantin; un  recueil portant le même titre paraîtra en octobre.
Vers la mi-avril. Maupassant quitte Cannes sur le «Bel-Ami»; le 21,  il est à Toulon, allant à Marseille, et il arrive à Paris avant la fin du mois.
21 mai. Déguisé en nègre, Maupassant accompagne Mme Pasca au bal d’Henri Cernuschi.
Mai à mi-juillet. Maupassant divise son temps entre Paris et Poissy (Hôtel de l’Esturgeon), où se trouvent ses bateaux.
24 juin. Clair de lune, réédition par Ollendorff du recueil publié par Monnier (5 contes supplémentaires).
30 juin. Sur l’eau, Marpon et Flammarion, récit de voyage sur le «Bel-Ami», illustré par Édouard Riou.
7 juillet. Maupassant se fait photographier par Nadar.
25 juillet. Départ pour Étretat où Maupassant reste deux mois, mais à cause du temps très froid et de ses migraines incessantes, son 5e roman n’avance pas.
21 septembre. Départ pour Aix afin de se soigner, séjour à la Maison de Varicourt, où sa mère le rejoindra.
Vers le 21 octobre, retour à Paris avant d’aller à Alger.
5 novembre. Maupassant  part pour son deuxième voyage en Afrique. Après avoir séjourné à Alger et à Hammam Righa, il arrive le 10 décembre à Tunis. Il fait une expédition dans le sud, qui donnera lieu à l’article «Vers Kairouan», publié le 1er février 1889 dans la Revue des Deux Mondes. Au cours de ce voyage, Maupassant  donne sa démission du Gil Blas, et commence une collaboration à L’Écho de Paris. À Tunis, il réussit enfin à terminer Fort comme la mort.

1889
14 janvier
. Départ de Tunis pour Marseille.
23 janvier. À Marseille, achat d’un yacht, le yawl «Zingara» qui deviendra le second «Bel-Ami». Retour à Cannes à bord de ce yacht.
23 ? février. Retour à Paris.
15 mars. La Main gauche, Ollendorff.
6 mai. Ouverture de l’Exposition Universelle de 1889 (fermeture fin octobre).
15 mai. Fort comme la mort, Ollendorff, 5e roman, prépublié en feuilleton dans la revue Les Lettres et les Arts.
15 mai. Maupassant assiste à la première représentation d’Esclarmonde, opéra de Massenet.
2 juin. A Cannes, Maupassant déjeune à la Réserve avec sa mère et Hermine Lecomte du Noüy. Il fait deux voyages à Cannes entre les mois de juin et d’août, en raison de la maladie de son frère (la date du second voyage n’est pas connue).
21 juin-juillet. Maupassant  loue la Villa Stieldorff au bord de l’eau à Triel pour travailler sur L’Âme étrangère (nouvelle devenue petit roman), mais son travail sera interrompu par la détérioration de la santé de son frère, interné à l’asile de Bron le 11 août.
21 août. Maupassant arrive à Lyon pour voir son frère à l’asile de Bron.
1er septembre. Maupassant est à San Remo sur le «Bel-Ami», début du voyage en Italie.
26 septembre. Maupassant arrive à Florence, avec l’intention d’y rester dix ou quinze jours. Au cours de ce séjour, il souffre d’hémorragies intestinales et de fièvre. En octobre, il rentre à Cannes plus tôt que prévu.
Début novembre. À Paris, Maupassant  écrit : «Revenu à Paris malade, resté au lit quatre jours, reparti pour la Normandie, revenu ici, et me mettant en route demain pour le mont St. Michel»…
11 novembre, le matin. Maupassant est au Mont Saint-Michel pour préparer Notre cœur.
13 novembre. Il arrive à Bron pour assister à la mort d’Hervé. Resté auprès de sa mère à Cannes puis à Grasse, Maupassant  rentre à Paris vers la fin du mois.
5 décembre. Maupassant est «en plein déménagement». Il quitte l’appartement de la rue de Montchanin et s’installe au 14 avenue Victor-Hugo, où il ne restera que quelques mois, gêné par les bruits nocturnes d’une boulangerie installée au sous-sol.

1890
Janvier.
Le propriétaire du nouvel appartement refuse de résilier le bail. Devant l’impossibilité d’y travailler, Maupassant met l’affaire dans les mains de son avoué Ernest Jacob qui s’adressera aux tribunaux. Il part pour Cannes vers le 16 janvier, se logeant à la Pension Marie-Louise où se trouve déjà sa mère.
4 mars. La Vie errante, Ollendorff, le troisième récit de voyage.
19 mars. Maupassant rentre à Paris et il est bientôt obligé de louer un appartement meublé pour pouvoir dormir, vraisemblablement avenue Mac-Mahon. Un expert désigné par le tribunal constata le bruit et l’affaire de l’appartement fut bientôt réglée ; le bail fut résilié le 1er octobre et entre-temps Maupassant a pu sous-louer ; il n’a payé aucuns frais judiciaires, mais n’a reçu aucune indemnité.
9 avril. L’Inutile beauté, Havard.
10 avril. Maupassant va à Rouen pour assister au Vénitien, opéra de son ami Albert Cahen d’Anvers, mais la première représentation étant remise au 14 avril, il rentre à Paris le lendemain car il travaille sur Notre cœur.
1er-3 mai. Court séjour à Fontainebleau pour Notre cœur.
Fin mai. Maupassant découvre avec étonnement que son portrait figure dans une nouvelle édition des Soirées de Médan, et que le dessin est aussi exposé au Salon du Champ de Mars; l’éditeur Charpentier ne lui avait rien dit, ni pour l’édition ni pour le portrait. M. Jacob s’occupe de l’affaire, mais il n’y aura pas de poursuite judiciaire.
2e semaine de juin. Départ pour Nice où Maupassant passe huit jours chez sa mère.
Mi-juin. Notre cœur, Ollendorff, 6e roman. Ce roman fut publié en feuilleton dans la Revue des Deux Mondes à partir du 15 mai.
19-25 juin. Séjour à Aix-les-Bains, Grand Hôtel de l’Europe.
5 juillet. Installation au 24, rue Boccador, mais Maupassant passe ses journées dans son nouvel appartement un peu avant cette date. Avant de partir faire une cure, à la demande du directeur de théâtre Victor Koning, il accepte de refaire la pièce que Jacques Normand avait tiré de son conte « L’Enfant », qui deviendra Musotte.
Vers le 18 juillet, départ pour faire une cure à Plombières, où Maupassant remanie sa pièce La Paix du foyer (titre d’origine de La Paix du ménage) en la renommant Un duel au canif.
Mois d’août. Après sa cure, Maupassant part pour Gérardmer, dans les Vosges, où il passe quelques jours dans le Chalet Cahen, avec les familles Cahen d’Anvers et Kann. Il va ensuite à Étretat, afin de surveiller une maison de sa mère, car les locataires ne paient pas leur loyer. Composition du poème « Venus et Mars ».
28 août, Paris. Maupassant propose à sa mère de venir le rejoindre à Aix-les-Bains. Il voit Gabriel Mourey à propos de la préface à la traduction des poésies d’Algernon Swinburne.
Début septembre, arrivée à Aix-les-Bains, où Maupassant est logé avec sa mère dans la Maison Bogey. Il y prépare le roman L’Angélus, dont certaines scènes se passent à Aix, et aussi la nouvelle/petit roman L’Âme étrangère, situé également à Aix.
Du 25 septembre à la mi-novembre, troisième voyage en Afrique, en compagnie de Marie et Édouard Kann, de la nièce de Marie, Ida Rubinstein (homonyme de la danseuse), et de Pierre Pichot, directeur de la Revue britannique.
23 novembre. Inauguration du monument de Flaubert à Rouen. Edmond de Goncourt observe la santé dégradée de Maupassant.
1re quinzaine de décembre. Séjour à Nice pour voir sa mère.
19 décembre. Il écrit au Dr Cazalis qu’il est « en plein travail et la pensée seule d’une visite avant une heure m’empêche d’écrire une ligne », ce qui marque la rédaction de L’Angélus, son 7e roman.

1891
Janvier.
 Vers la fin du mois, le travail sur L’Angélus est interrompu par les préparations d’Un soir de noces, pièce tirée de son conte « L’Enfant » par Jacques Normand, et écrite en collaboration. Le titre deviendra d’abord Babiole, puis Musotte.
Février. Les répétitions de la pièce commencent au Théâtre du Gymnase, mais Maupassant et le directeur de théâtre Victor Koning s’entendent mal, le directeur s’emportant facilement et l’auteur étant très irritable.
22 février. Guy écrit à sa mère que les répétitions marchent bien, mais il évoque « une fatigue nerveuse du cerveau, car aussitôt que j’ai travaillé une demi-heure, les idées s’embrouillent et se troublent en même temps que la vue, et l’action même d’écrire m’est très difficile, les mouvements de la main obéissant mal à la Pensée ».
4 mars. Première représentation de Musotte au Gymnase, pièce acclamée le lendemain par les critiques dramatiques.

Marlo Johnston

(Travail en cours) 

1892
Tentative de suicide. Internement à Passy, chez le docteur Blanche.

6 juillet 1893
Mort

1899.
Le Père Milon

1900.
Le Colporteur